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Les principaux risques psychosociaux au travail et comment les prévenir

13 mars 2026 par
nexwell


Les principaux risques psychosociaux au travail et comment les prévenir | Nexwell

La santé mentale au travail n’est plus un « sujet de confort », c’est un enjeu légal, humain et économique pour toutes les entreprises. Les recherches en psychologie du travail et en santé publique montrent clairement que certaines caractéristiques de l’organisation du travail augmentent le risque de stress chronique, d’anxiété, de dépression et de burn‑out.

Dans cet article, nous présentons les principaux risques psychosociaux (RPS) reconnus par la littérature scientifique, ce que l’on sait de leurs effets sur la santé, et comment les prévenir concrètement dans votre organisation. Tout au long de l’article, nous indiquons ce qui est bien établi par la science, et ce qui reste moins démontré.


1. Que sont les risques psychosociaux au travail ?

Les risques psychosociaux désignent les aspects de la conception du travail, de l’organisation et des relations professionnelles qui ont une probabilité élevée de nuire à la santé mentale et physique des travailleurs. Il s’agit par exemple d’une charge de travail excessive, d’un manque d’autonomie, de conflits, de harcèlement, ou encore d’un sentiment d’injustice.​

Les études montrent que ces facteurs ne sont pas de simples « inconforts », mais qu’ils sont associés à une augmentation mesurable des troubles anxieux, dépressifs, des troubles liés au stress et des arrêts de travail.​

Ce que dit la loi (Belgique / Europe)

En Belgique et au niveau européen, l’employeur a l’obligation d’évaluer et de prévenir les risques psychosociaux, au même titre que les risques physiques (sécurité, ergonomie, etc.). Les autorités mettent à disposition des entreprises des outils et recommandations pour les aider dans cette démarche.​

Pour structurer cette démarche dans votre entreprise, Nexwell propose des formations et accompagnements en prévention des risques psychosociaux.

2. Charge de travail et exigences élevées

Ce que montre la science

Depuis plus de 30 ans, le modèle du « job strain » (Karasek) a montré qu’un niveau élevé d’exigences psychologiques combiné à un faible contrôle sur le travail augmente le risque de troubles anxio‑dépressifs et de problèmes de santé. Les exigences peuvent être quantitatives (volume de travail, deadlines) ou qualitatives (complexité, pression émotionnelle).​

Les recherches confirment que la surcharge de travail, les délais irréalistes, le multitâche constant et les interruptions fréquentes sont des sources majeures de stress chronique.​

Ce que cela signifie concrètement

Dans la pratique, cela se traduit par des journées sans pauses, des boîtes mail saturées, des réunions en continu, des objectifs flous mais urgents, ou encore des attentes non réalistes de la part des clients ou de la hiérarchie.

À long terme, cette exposition augmente le risque de fatigue excessive, de troubles du sommeil, de démotivation, de symptômes dépressifs et de burn‑out.​

Pistes de prévention dans l’entreprise

  • Clarifier les priorités et les objectifs, pour éviter que tout soit « urgent » en même temps.

  • Ajuster les charges de travail en fonction des ressources disponibles, pas uniquement des besoins du business.

  • Limiter les interruptions inutiles et les réunions excessives.

  • Prévoir de vraies plages de travail concentré et des temps de récupération.

Nexwell accompagne vos équipes dans l’analyse de la charge de travail et la mise en place de pratiques plus soutenables via ses formations et ateliers. 

3. Manque d’autonomie et faible marge de manœuvre

Ce que montre la science

Les études montrent que lorsque les travailleurs ont peu de contrôle sur la manière d’effectuer leur travail (ordre des tâches, méthodes, rythme), le risque de troubles liés au stress augmente significativement, surtout si les exigences sont élevées. La combinaison « fortes exigences + faible autonomie » est l’un des profils les plus à risque en termes de santé mentale.​

L’autonomie agit comme un facteur protecteur : pouvoir organiser son travail, prendre des décisions, adapter ses méthodes réduit les effets négatifs de la pression.​

Ce que cela signifie concrètement

Le manque d’autonomie se manifeste par du micro‑management, des procédures trop rigides, une absence de marge de manœuvre, des validations incessantes, ou la sensation de « faire appliquer » des décisions sur lesquelles on n’a jamais été consulté.

Pistes de prévention dans l’entreprise

  • Définir des objectifs clairs, mais laisser de la liberté sur la manière d’y arriver.

  • Impliquer les équipes dans les décisions qui impactent leur organisation de travail.

  • Former les managers à sortir du micro‑management et à déléguer de manière responsable.

Nexwell propose des formations pour les managers afin de développer un leadership qui soutient l’autonomie et la responsabilité des équipes.

4. Soutien social, climat d’équipe et qualité des relations

Ce que montre la science

Un faible soutien des collègues et des supérieurs hiérarchiques est régulièrement associé à une augmentation des troubles liés au stress et du mal‑être psychologique. À l’inverse, un bon climat social, une communication ouverte et un sentiment d’entraide jouent un rôle de protection.​

Les études indiquent également qu’un climat de conflits, de tensions non réglées, et une mauvaise communication augmentent le risque de détresse et de symptômes dépressifs, même si l’intensité de ce lien est parfois moins forte que pour la charge de travail ou le harcèlement.​

Ce que cela signifie concrètement

Cela se traduit par :

  • une ambiance de travail détériorée (non‑dits, sarcasme, clans),

  • un manque de soutien quand quelqu’un est débordé ou en difficulté,

  • des conflits qui restent sous le tapis,

  • des managers peu disponibles ou difficilement accessibles.

Pistes de prévention dans l’entreprise

  • Former les managers à donner un feedback constructif et à reconnaître le travail.

  • Mettre en place des espaces de dialogue réguliers au sein des équipes.

  • Proposer des outils de gestion des conflits et de communication non violente.

  • Veiller à ce que les collaborateurs puissent demander de l’aide sans être stigmatisés.

Les formations Nexwell renforcent les compétences relationnelles des managers et des équipes, pour créer un climat de travail plus soutenant.

5. Harcèlement, violence et comportements irrespectueux

Ce que montre la science

Le harcèlement moral (bullying) et la violence au travail (verbale, psychologique, parfois physique) font partie des risques psychosociaux les mieux documentés. Les études montrent un lien clair entre exposition au harcèlement et augmentation des troubles dépressifs, de l’anxiété, des idées suicidaires et des arrêts de travail.​

Ces comportements sont également encadrés par la législation, qui impose des procédures internes de prévention et de traitement des situations de harcèlement.

Ce que cela signifie concrètement

Le harcèlement peut prendre la forme de remarques humiliantes, de critiques constantes, d’isolement, de menaces, de rumeurs, d’objectifs manifestement irréalistes imposés à une personne ciblée, etc.

La difficulté est que ces situations s’installent souvent progressivement, dans des contextes où la culture de l’entreprise tolère (ou ne sanctionne pas) les comportements irrespectueux.

Pistes de prévention dans l’entreprise

  • Définir clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas en termes de comportements.

  • Mettre en place une procédure connue de tous pour signaler des situations problématiques.

  • Former managers et collaborateurs à repérer le harcèlement et à intervenir de manière adéquate.

  • Envoyer un signal clair de la direction : tolérance zéro pour les comportements de harcèlement.

Nexwell propose des modules de formation pour prévenir le harcèlement et gérer les situations de conflit de manière structurée et respectueuse. 

6. Justice organisationnelle et reconnaissance

Ce que montre la science

Les recherches montrent que la perception d’injustice au travail (décisions peu transparentes, traitement inéquitable, manque de respect) est un facteur de risque important pour la santé mentale. On parle de justice procédurale (comment les décisions sont prises) et de justice interactionnelle (comment on est traité humainement).​

Un autre modèle très étudié est celui du déséquilibre efforts / récompenses : lorsque les efforts fournis (charge de travail, responsabilités, engagement) ne sont pas équilibrés par des récompenses adéquates (salaire, reconnaissance, sécurité de l’emploi, perspectives), le risque de troubles liés au stress et de mal‑être augmente nettement.​

Ce que cela signifie concrètement

Les collaborateurs ressentent de l’injustice lorsque :

  • la charge de travail n’est pas répartie équitablement,

  • les promotions ou avantages ne sont pas expliqués,

  • certains comportements sont tolérés pour certains mais sanctionnés pour d’autres,

  • le travail bien fait passe inaperçu.

Pistes de prévention dans l’entreprise

  • Clarifier les critères de promotion, d’augmentation et de reconnaissance.

  • Communiquer de manière transparente sur les décisions importantes.

  • Former les managers à donner une reconnaissance régulière, spécifique et sincère.

  • Vérifier que les règles s’appliquent de manière cohérente pour tous.

Les formations Nexwell aident vos managers à développer des pratiques de reconnaissance et de justice organisationnelle, en lien direct avec les facteurs de risque identifiés par la recherche. 

7. Flou de rôle, objectifs contradictoires et changements mal gérés

Ce que montre la science

Le manque de clarté de rôle (ne pas savoir précisément ce qui est attendu de soi) et les conflits de rôle (recevoir des demandes incompatibles) sont associés à une augmentation du stress et de la détresse psychologique. De même, les changements organisationnels mal préparés, mal expliqués ou trop fréquents peuvent devenir une source importante d’insécurité et de stress.​

Les données scientifiques sur ces facteurs sont globalement cohérentes, même si certains résultats sont légèrement moins robustes que pour la charge de travail ou le harcèlement. Il s’agit donc de risques « probablement » importants, à ne pas négliger.​

Ce que cela signifie concrètement

Cela se manifeste par :

  • des fonctions floues (« on verra au fur et à mesure »),

  • des missions qui changent constamment sans explication,

  • des objectifs contradictoires entre services,

  • des réorganisations annoncées sans vision claire, générant rumeurs et anxiété.

Pistes de prévention dans l’entreprise

  • Définir des fiches de fonction claires et les faire vivre dans le temps.

  • Aligner les objectifs entre services pour éviter les injonctions paradoxales.

  • Accompagner les changements par une communication régulière, transparente et bidirectionnelle.

  • Impliquer les équipes dans la réflexion sur l’organisation future.

Nexwell accompagne les organisations dans la clarification des rôles et la gestion du changement, via des formations et ateliers co‑construits avec vos équipes.

8. Pourquoi investir dans la prévention des risques psychosociaux ?

Les risques psychosociaux ne sont pas une fatalité. Les modèles scientifiques montrent qu’en agissant sur les facteurs structurels (organisation du travail, management, culture, procédures), il est possible de réduire de manière significative le niveau de stress, d’améliorer le bien‑être et de diminuer l’absentéisme.​

Au‑delà des obligations légales, une démarche structurée de prévention des RPS est un levier puissant pour :

  • fidéliser les talents,

  • renforcer l’engagement,

  • améliorer la qualité du service rendu aux clients,

  • soutenir les managers dans un rôle souvent complexe.

Nexwell vous aide à passer de la prise de conscience à l’action, grâce à des formations, ateliers et accompagnements sur mesure, basés sur les connaissances scientifiques actuelles. 

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